CETA . VETO BELGE

Publié le par Arbre Droit

JE SUIS BELGE Ils y croyaient dur comme fer, nos négociateurs canadiens et européens! Ca y était,après des années de négociations le CETA allait pouvoir être signé. C'était sans compter sur "nos amis" wallons, et bruxellois, qui eux ne l'entendaient pas de cette oreille. Ben, ils ont dit non. On ne veut pas de ça pour notre peuple. La Belgique est certe un royaume, mais elle est aussi fédéraliste, ce qui veut dire qu'elle possède plusieurs régions avec chacune un parlement qui ont leur mot à dire les projets de loi qui seront présentés par le gouvernement fédéral,au niveau national donc. Européens et canadiens ont bien tentés quelques modifications pour amadouer bruxellois et wallons, mais rien n'y fi, les deux parlements n'en démordent pas.Ils maintiennent leurs vétos et le gouvernement fédéral belge ne peut signer le traité faisant capoter plusieurs années de tractations.

 Ce traité est un texte posant le libéralisme comme modèle incontournable, taillé sur mesure pour les multinationales. Mais, qu'avons nous a y gagner, nous, français et plus largement européens? Riens. Depuis longtemps les frontières de l'Europe sont ouvertes à la concurrence grâce à l'ancien président de la commission Mr Barroso. Là où l'Europe laissait ses portes béantes , ses vis à vis s'empressaient de poser leurs conditions protectionnistes. Ce qui fait qu'aujourd'hui, quand celle-ci, à travers le CETA, est heureuse d'obtenir 30% d'ouverture au marchés publics canadiens, soit un gain de 20%, le Canada en avait déjà 90% avant de commencer les négociations. Cherchez l'erreur!

Sur la partie agricole, il n'est pas sûr non plus que nos agriculteurs tirent leur épingle du jeux. En échange de l'entrée, sans frais de douane, de 40 000 tonnes de bœuf, 70 000 t de porc,100 000 t de blé et 8 000 t de maïs, les européens ont obtenus de passer de 13 000 t à 18 000 t de fromages par an. Dans un premier temps il est clair qu' il faut virer les négociateurs, qui ne sont vraiment pas à la hauteur. Ensuite, vu l'état actuel des filières bovines et porcines en France, il est clair que nos agriculteurs courent à la catastrophe.

 Il reste encore le problème du tribunal d' arbitrage privée ,qui permettrait aux multinationales d'attaquer les états, lorsque celles-ci estimeraient être lésées par les décisions de ces derniers. Les plaintes ne passeraient plus par la justice d'un état mais par un collège de trois juges civils (un nommé par l'entreprise, un par l'Etat mis en cause, et le troisième nommé par les deux protagonistes). Autrement dit, un à la "solde" de l'entreprise, le second à celle de l'Etat, et le troisième qui détermine le gagnant, à la solde de celui qui payera le mieux, donc....

  Ces traités économiques se moquent bien de savoir ce qu'en pensent l'européen ou la canadien moyen ( il ne fait pas l' unanimité là bas non plus), pire il ne se préoccupe même pas des Etats. Devant passer devant tous les parlements des pays européens avant d'être appliqué, soit d'ici un ou deux ans, les canadiens ont demandé à ce que l'entrée en vigueur de fasse sans attendre la prise de connaissance du traité par les parlementaires, ni leur votes. Chose que la commission européenne et les pays membres ont accepté, tellement ils étaient sûr du résultat. C'était sans compter sur nos amis bruxellois et wallons qui ont gardé, eux, un peu de bon sens, même dans leur décisions politiques.

 Pourtant il y a peut-être une autre façon de voir les choses, que de se laisser manipuler par les chantres du libéralismes que sont les multinationales, économistes , journalistes, élus à la solde de ces dernières. Mais pour cela il faut un minimum de respect de soi et de conscience de ses responsabilités.

 

Publié dans Humeurs

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