Loi Duplomb : les agriculteurs accusent les consommateurs du malaise agricole.

Publié le par Bernard

  L' entêtement des agriculteurs à vouloir toujours plus de pesticides parce que les autres pays le font est irresponsable et leur demande de soutien aux consommateurs pour favoriser la production française en l'état, l'est tout autant. De mon point de vue, à se faire empoisonner, autant le faire au meilleur prix. En cela, la loi Duplomb est la goutte d'eau qui a fait déborder le vase et plus deux millions de citoyens ont signés la pétition à ce jour, qui ne sont pas tous des écolos ou des Lfistes.

  Personnellement je suis prêt à les soutenir, même si on ne les a pas vu dans les manifs contre la retraite à 64ans ou les manifs des gilets jaunes, quand nous avions besoin d'eux. J' essaie malgré tout de faire la part des choses, mais il est hors de question que j'assume la situation de l'agriculture française à la place des agriculteurs. Ce n'est pas tout d'accuser les consommateurs d'être à l'origine de leurs déboires, il doivent aussi faire avant leur auto critique.

Depuis des décennies, une majorité d'entre eux suivent les yeux fermés les directives de la Fnsea, syndicat agricole dominant imposant sa stratégie à tous en agissant comme un lobby auprès de l'État ou de la commission européenne. Mais la Fnsea est comme le MEDEF pour les petits artisans et commerçants, une catastrophe. Les intérêts des grosses structures n'ont rien à voir avec les petites, qu'elles soient agricoles ou industrielles. Les petits, qui, comme la grenouille dans la fable de La Fontaine, veulent devenir aussi grosse que le boeuf, finissent par éclater et y laisser des plumes. Les agriculteurs se font balader par leur syndicat, la banque, les coopératives et les différents gouvernements. Ils ne sont vus par les gros que comme de simples sous traitants. Leur colère est légitime, mais leur crédulité est effrayante. Quel autre corps de métier pourrait s'enfoncer, jour après jour, dans un abîme d'où il sait qu'il ne sortira pas. Travailler comme un fou, h24,7/7 jours et 465 jours par an ne sert à rien si tu ne gères pas et si tu ne te remets jamais en question. Acheter un tracteur plus gros et plus cher que celui que tu n'arrives déjà pas à rembourser ne t'aidera qu'à t'enfoncer un peu plus. 

Le problème des agriculteurs, c'est de croire, comme le leur serine la Fnsea et maintenant la Coordination Rurale, qu'ils nourrissent le monde et que sans eux, la terre s'arrêtera de tourner. Comme je le disais plus haut, les gros exploitants et les patrons de l'agro-industrie, qui sont souvent les mêmes, les considèrent comme de simples sous-traitants et s'accapareront  leurs biens si la liquidation arrivait . Leur problème, c'est la grande distribution et ses intermédiaires, c'est les accords de libres échanges où nos agriculteurs sont lésés par rapport aux importations des autres pays qui ne sont pas soumis aux mêmes normes. Mais la solution n'est pas de faire comme les autres. Il faut se battre contre les accords de libres échanges afin d'arrêter la concurrence déloyale, imposer des clauses miroirs, ne pas accepter des importations d'aliments chargés en pesticides, imposer des prix d'achats minimum et rémunérateurs à la grande distribution et aux multinationales de l'agro-industrie. Cela passe aussi, par une volonté politique que n'ont aucun partis du centre à l'extrême droite. Tous votent, a l'Assemblée Nationale, comme au Sénat et à l'Assemblée Européenne les textes mettant toujours plus les agriculteurs en difficulté. Mais rien n'y fait, aucun d'entre eux ne se remettra en question et n'admettra jamais que les seuls qui les soutiennent dans toutes ces assemblées, ce sont justement ces maudits écolos et Lfistes.

 Des échéances électorales approchent, à eux de prendre leur avenir en main, sans chercher à faire porter le chapeau aux consommateurs 

 

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