Covid19, la finance aussi est malade

Publié le par Bernard

On nous le sérine à longueur de journée, la situation économique est catastrophique, pour nos entreprises, grandes ou petites, pour nos banques, pour l'État. Et quand  le gouvernement, les grands patrons et les médias commencent répéter et à répéter, cela n'est pas de bon augure pour le citoyen lambda. La probabilité que l'on nous demande de mettre la main au portefeuille de quelques manières que cela soit est proche des 100%.

Il aura fallu quelques mois au gouvernement et un 49/3 pour démolir notre système de retraite, mais il n'aura pas fallu plus de 26 jours au covid19 pour détruire le code du travail au grand bonheur de Muriel Pénicault, ministre du travail, et grande spécialiste des plans sociaux, du gouvernement auquel elle appartient et des grands patrons.

Ils nous le disent tous, il va falloir travailler plus pour relancer la machine économique, probablement pour le même salaire, prendre les congés quand le patron le proposera et différentes réformes, en fait déjà mises en place par ordonnances. l'État paye à 84% le chômage technique de millions de français, ce qui permet aussi aux entreprises de garder leurs ouvriers qualifiés et d'être donc prêtes au moindre signes de relance. Mais l'État c'est nous, c'est donc nous mêmes qui nous payons nos salaires et les entreprises ne débourseront rien et n'auront rien à débourser à la sortie. Il faut bien reconnaître que ni les entreprises, ni les salariés ne sont responsables de la situation économique actuelle.

Beaucoup de petites ou moyennes entreprises ne s'en remettrons pas, c'est certain. Beaucoup d'entre elles n'ont pas assez de trésorerie pour passer le cap, et il est peu probable qu'elles intéressent un tant soit peu le gouvernement ou le Medef. Elles mettront donc la clé sous la porte et leurs salariés au chômage. Le Medef, c'est ce genre de syndicat que de nos jours on appelle réformiste. Avec la CFDT, côté salariés, ce sont les cautions du gouvernement. Contrairement à ce que l'on pourrait penser, le Medef est beaucoup plus radical et intransigeant que la CGT tant décriée. Même si avec le gouvernement Philippe, pas besoin de quémander, les vœux sont exhaussés avant même d'être proposés.

La situation est grave et l'on parle de nationalisation d'entreprises privées, de recapitalisation d'entreprises dont l'État  est actionnaire. Il est très surprenant d'être obligé de recapitaliser, par exemple Renault, au bout de 26 jours de '' maladie'', entreprise qui faisait des bénéfices, dont les dividendes versés à certains actionnaires partaient dans des paradis fiscaux et dont l'ex patron, se versait plus de 8 millions d'euros de salaire.

 

Publié dans Société, Covid19

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