L'éthique n'étouffe pas les présidentiables

Publié le par Bernard.B

Le programme de la plupart des candidats à l'élection présidentielle de 2017 est pratiquement le même. Tous nous expliquent tout le bien qu'ils pensent de nous et ce qu'ils se proposent de faire pour nous être agréable.

Tous nous disent n' être là que par pure abnégation, pour servir la patrie, donc pour nous servir. Si les français avaient, jusqu'à maintenant l'impression de se faire avoir, les différentes affaires, à droite comme à gauche, auraient tendance à leur prouver que ce n'est plus une impression, mais la réalité. Le sentiment que nos élus sont surtout là pour se servir prend de plus en plus d'ampleurs.

La défiance des électeurs se ressent dans les intentions de vote. Ils ne savent plus, pour la plupart à qui ils peuvent faire confiance. Les déceptions du quinquénat finissant n'arrangent pas les choses. Beaucoup  sont prêt à voter FN, pour voir. Se disant qu'il est temps d'essayer Marine LePen, que de toute manière, cela ne sera pas pire qu'avec les autres.

Quand on en est là de la réflexion, ou plutôt de la non réflexion, il est peut-être temps pour nos dirigeants de se remettre en question. Cela ne semble pas, pourtant, être leur priorité, au vu de leur programme. Dans les  propositions de campagne, tout est bon pour séduire le chaland. "Dis moi ce que tu veux, je le rajoute à mon projet". Après l'élection, se sera le contraire: "Dis moi ce dont tu as besoin, je te dirai comment t'en passer".

Mais la particularité de cette campagne, c'est, pour moi, l'arrogance des candidats. Fillon, Le Pen et dans une moindre mesure, pour le moment, Macron, qui se débattent avec des affaires financières, portant sur des abus de confiance, détournement d'argent. Mais aucun ne semble se préoccuper de cette situation.Tout est normal, pire, eux, les prétendants aux plus hautes fonctions, s'en prennent directement à la police et à la justice. Certains osent même demander un " trêve présidentielle ". On croit rêver ! L'un d'eux, pourtant,se retrouvera à l'Élysée, les autres au parlements et ils feront valoir leur immunité parlementaire. Puis, suite au vote en catimini fin février 2017 d'une loi visant à prescrire les faits vieux de douze ans, pour les élus, ils se laveront les mains des affaires du moment.

L'autre paradoxe de cette histoire, c'est qu'un grand nombre de français semble s'accommoder de la situation. On a beau être supporter de tel ou tel candidat, il arrive un moment, me semble t-il où il faut dire stop. Comment en effet cautionner la malhonnêteté au plus au niveau de l'État. Comment accepter, quelques soient nos opinions, que nos représentants se moquent des lois de la République en toute impunité, tout en nous demandant à nous, simples citoyens, de les respecter.

Il est peut-être temps pour les français de se décider à régler tout cela. Il y a un candidat qui se propose de remettre la vie politique à plat, et de repartir sur des bases saines. De plus, s'il veut être élu pour mettre ces idées en place, il ne restera pas au pouvoir une fois son projet réalisé.Voilà à mes yeux, un gage de bonne foi, c'est Jean Luc Mélenchon.

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